Ca faisait longtemps qu’une Ford GT40 n’avait pas posé ses roues sur DLEDMV. En même temps, son histoire, j’vous l’ai racontée en long, en large et en diagonale ! Si ce n’est que manifestement, j’avais oublié celle qui arrive. Une version Lightweight, née des modifications du règlement à compter de 68 où il a fallu que les ingénieurs de Ford se creusent un peu la tête pour trouver des solutions…

Ford vs Ferrari
Rappelez vous, Henry Ford II qui veut racheter Ferrari, qui envoie des émissaires afin de faire un audit, qui pense fermement que les choses vont se finaliser et qui finit par se prendre un vent monumental par Enzo. En effet, si Ferrari voulait bien se séparer de sa division de « routières », il était hors de question que Ford s’empare également de sa Scuderia. Et celle là, le cowboy de Détroit ne l’avait pas vue venir.
Quand la Lola GT Mk6 devient Ford GT40
Mais voilà, blessé dans son égo surdimensionné, Henry Ford II a décidé de casser la tirelire afin d’aller chasser Enzo sur son terrain, celui de la course auto en général et des 24h du Mans en particulier. Pour y arriver, il récupère deux Lola GT Mk6 et les confie à ses ingénieurs, aidés par ceux de Carroll Shelby qui vont en faire la GT40.
Débuts compliqués
La guerre entre Ford et Ferrari démarre en mai 64. La GT40 entre en jeu aux 1000 km du Nürburgring. Trois semaines plus tard, sa première course dans la Sarthe se solde par l’abandon des trois voitures inscrites. Si les Ferrari trustent le podium, Shelby se console en plaçant sa Cobra Daytona à la 4ème place, 1ère de la Classe GT devant une armada de 250 GTO et de Porsche 904.
Le Mans 66…
En 65, Ford prend sa revanche aux 2000 km de Daytona avec une GT40 MkII préparée par Shelby. Plus tard, ce seront pas moins de 6 GT40 (dont un original roadster) qui débarquent au Mans, confiées entre autres, à Bruce McLaren, Ken Miles, Phill Hill, Chris Amon, Bob Bondurant, Maurice Trintignant, Guy Ligier… Aucune ne verra la ligne d’arrivée. 6 voitures, 6 abandons et une nouveau triplé de Ferrari. Autant vous dire que ça rase les murs du côté de Détroit. Ce qui ne va pas empêcher Henry Ford II de mettre le paquet pour l’édition 66 puisque l’ovale bleu va y aligner pas moins de 13 GT40 ! 8 MkII (7.0 l) et 5 MkI (4.7 l). L’histoire retiendra le triplé des MkII mais oubliera que toutes les autres auront abandonné.
J-Car avant l’arrêt du big block
Il n’empêche que la machine Ford est en marche. L’ovale bleu réédite l’exploit en 67 avec la victoire de la GT40 MkIV de Dan Gurney et A.J. Foyt, toujours équipée de son V8 7.0 l si ce n’est que ce coup ci, les Ferrari 330 P4 sont juste derrière 2ème et 3ème. L’étau se resserre et d’autant plus lorsque la FIA va annoncer que pour 68, les big blocks, c’est fini ! Terminés les 7.0 l maintenant ce sera du 5.0 l maxi…
GT40 Lightweight, la MKI de Comme j’aime !
Ford ressort alors sa GT40 MkI et son 289 ci (4.7 l) que Gurney-Weslake va stroker à 4.9 l pour 440 ch. Pendant c’temps là, la caisse va subir un régime à en faire pâlir un adepte à Comme j’aime ! Panneaux allégés, toit alu, au final, la Ford tombe à 860 kg et s’affiche en lightweight. Les freins sont repris à la MkII, la boite est une ZF à 5 rapports et les jantes BRM en 15″ passent en 10 et 12 de large.
Le Mans 68 et 69…
10 Ford GT40 MkI Lightweight vont être produites. C’est elle qui va remporter les éditions 68 et 69 des 24h du Mans. En gros, en 2 saisons, les GT40 MkI Lightweight remporteront plus de victoires que toutes les autres GT40 avant elle. Comme quoi même à Détroit, quand on perd le big block, on sait réagir et miser sur le poids…






























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