Ca fait six… six coupés BMW E31 plus connus sous le nom de série 8, qui ont posé leurs roues sur De l’essence dans mes veines. Je dois avouer que j’ai un faible pour ce gros coupé GT devenu aujourd’hui une base de choix pour y coller un cure de pompelup. Surtout qu’à l’image de cette 850i, il ne lui en faut pas beaucoup pour devenir soooo sexy !

Ca coute cher un divorce !
Le sport c’est bien. Oui, une bonne sportive radicale, un truc qui t’fout des crampes dans le fessier et te torture les cervicales, c’est sympa. Une Lotus Exige, une Porsche 996 GT3 ou encore une Ferrari 360 Challenge, ça te lance un défi à chaque tour de roue, même si ça peut effrayer ton assureur ! En tout cas, c’est fait pour ça, chasser la trajo ou le chrono… voire les deux en même temps. Si c’est pour se trainer en mode promenade dominicale le coude à la portière, autant prendre une GT. En fait les deux se complètent bien… c’est juste une question d’humeur. Pour la grosse attaque, la journée trackday ou la départementale en guise de défouloir, tu sors la GT3. Pour le week end en amoureux avec madame, la BMW 850i sera mieux adaptée. Troquer l’arceau et les harnais par du cuir et un chargeur CD, ça évitait la demande de divorce !
Rouler différent
Après, même si tu passes en mode GT, rien n’empêche de la dévergonder. Le « rouler différent » en GT, ça existe aussi. Tenez, regardez cette BMW 850i de 91, c’est soft, mais ça fait le job. Esthétiquement, elle reçoit un kit complet avec lèvre avant, bas de caisse et pare choc arrière. Le M à l’avant et le V12 à l’arrière, c’est pour l’égo du proprio…
Des boutons partout !
Dedans c’est tout aussi sobre. En dehors d’une sellerie en cuir noir refaite à neuf, d’un pommeau Momo et d’une sono plus moderne qui troque son lecteur K7 pour un CD avec connexion Bluetooth, la collection de boutons est d’origine. C’est d’ailleurs à ça que tu voyais que t’étais pas dans une Lada. Dans les 80’s et les 90’s, plus tu montais en gamme, plus tu devais avoir des boutons au tableau de bord. Le tout électrique c’était le symbole du premium… aujourd’hui, c’est le tout digital sur écran tactile. Autre époque, autres mœurs !
V12 débridé
Sous le capot, le V12 M70 de 5.0 l s’est retrouvé avec une gestion Wokke V2, des injecteurs Bosch plus gros, des filtres K&N dans les boites à air d’origine et une ligne full inox débarrassée des catas avant de déboucher sur deux silencieux à double sortie Borla qui se chargent de libérer le gazier et lui faire gagner 50 ch. De quoi envoyer 350 ch pour 510 Nm aux roues arrière via une boite 6 manuelle associée à un DGL. Ok, là encore, vue d’aujourd’hui, ça fait sourire… 350 ch, c’est la puissance d’un SUV familiale. Mais sur une bestiole venue tout droit de 1991, ça fait son effet.
Un peu plus bas, un peu plus raide
D’ailleurs pour tenir le bitume, les suspensions sont passées en amortos TRW et ressorts courts H&R. Le freinage fait confiance à des disques percés, mordus à l’avant par des étriers empruntés à une CSi et alimentés par des durites avia. Aux quatre coins, des jantes forgées BC trois parties chaussées de boudins Hankook Ventus V12 Evo2 en 245/30 devant et 305/30 derrière.
Back to the 90’s…
Alors ? Vous en dites quoi ? Bienvenue dans les 90’s. Comment ne pas craquer devant ses lignes acérées, ses pop-ups ou encore ses ailes musclées ? Bien entendu, elle ne pourra jamais suivre le rythme démoniaque d’une 850i moderne et de ses 530 ch. Par contre, niveau charisme et classe… pour ma part, le choix est fait !






















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